La Souricière
 

dans le rôle du Sergent-Détective TROTTER, celui résout l’enquête !!

Distribution

Stéphanie Van Vyve

David Leclercq

Tristan Moreau

Louise Rocco

Yves Claessens

Gwen Berrou

Toni d'Antonio

Frederik Haùgness


Mise en scène de Fabrice Gardin

Décor de Francesco Deleo

Costumes de Françoise Van Thienen

En quelques lignes

Un meurtre vient d’être commis dans Culver Street à Londres.

Dans la campagne anglaise, un jeune couple, Mollie et Giles Ralston inaugure une pension de famille, Monkswell Manor. Très vite, ils s’y retrouvent bloqués par une tempête de neige avec cinq pensionnaires hauts en couleurs…


« Les gens me demandent toujours à quoi j’attribue le succès de La Souricière. À part cette réponse évidente : ‘à la chance !’ – parce qu’il s’agit pour 90 % au bas mot d’un coup de chance-, la seule raison que je puisse avancer est que pratiquement tous les publics y trouvent leur compte. Il y en a pour tous les âges et tous les goûts. (…) Sans prétention ni fausse modestie, il me semble aussi que, dans son genre – un genre léger, alliant humour et suspense-, elle est bien construite. L’intrigue se déroule de façon à tenir toujours le spectateur en haleine, on ne sait jamais ce que les quelques minutes à venir vous réservent. Je crois également, bien que les personnages des pièces qui tiennent longtemps l’affiche aient tendance à devenir tôt ou tard des caricatures, que ceux de La Souricière demeurent des gens ‘comme vous et moi’.

Il y eut une affaire, un jour, on trois enfants furent négligés et maltraités dans une ferme où ils avaient été placés par le service social de la mairie. L’un des enfants en mourut et l’on pensa qu’un autre, légèrement délinquant, pourrait bien grandir avec un désir de vengeance au cœur. (…) Cette partie de l’intrigue n’était donc pas invraisemblable.

Quand aux personnages eux-mêmes : tous me paraissent authentiques, naturels quand on les regarde évoluer. J’ai pris beaucoup de plaisir aux répétitions, j’ai pris infiniment de plaisir à tout dans cette pièce. »

Agatha Christie, Une autobiographie


Nurseries rhymes

Ce procédé d'intrigue fondée sur une comptine enfantine est un des favoris d'Agatha Christie. Elle s'en sert à plusieurs reprises dans ses nouvelles et dans quatre romans : Dix Petits Nègres, Un, deux, trois, Cinq Petits Cochons et Une poignée de seigle. Agatha se sert aussi des comptines sans qu'elles aient un rôle dans l'intrigue, comme dans le roman Pension Vanilos, dont le titre original donne Hickory Dickory Dock.

Et la comptine a toute son importance dans l’affaire qui nous occupe ce soir… Three blind mice(x2) See how they run(x2) They all ran after the farmer's wife who…


Quelques histoires…

La Souricière (The Mousetrap) est la pièce qui totalise le plus grand nombre de représentations consécutives au monde, plus de 23 000 depuis sa création dans le West End de Londres en 1952. Elle est célèbre pour son dénouement surprenant que les spectateurs sont priés de ne pas révéler.

La Souricière fusionne les règles de la comédie et de l’intrigue policière avec une critique de la société britannique. Chaque personnage définit un caractère bien particulier, aucune inversion des rôles ne peut être réalisée, et si l'auteur tente de le faire, c'est pour parvenir au dénouement. Mais quel dénouement ? Celui de l’intrigue ou celui des mœurs britanniques ?


Histoire de la pièce

Au départ, Agatha Christie écrivit une dramatique radiophonique qui fut diffusée le 30 mai 1947, sous le titre Three Blind Mice, en l'honneur de la reine Marie, veuve du roi George V. Elle s'inspirait d'un fait divers, la mort d'un jeune garçon, Dennis O'Neill, décédé alors qu'il séjournait dans une famille d'accueil de fermiers du Shropshire en 1945.

À partir de cette pièce radiophonique, Agatha Christie rédigea ensuite une nouvelle qui, suivant les vœux de l'auteur, ne devait être publiée qu'après la dernière représentation théâtrale de la pièce. Elle est donc toujours inédite à ce jour en Grande-Bretagne, bien qu'elle soit parue en 1950 aux États-Unis sous le titre Trois souris et autres nouvelles.

Agatha Christie fit cadeau de ses droits d'auteur à son petit-fils, Mathew Pritchard, qui eu le bonheur d’avoir son anniversaire au moment où elle rédigeait la pièce. Il fut également stipulé de façon contractuelle qu'aucune adaptation cinématographique ne pourrait être réalisée tant que le spectacle originel n'aurait pas cessé d’être joué depuis au moins six mois.

Le titre de la pièce dut être modifié car un spectacle nommé Three Blind Mice avait été joué dans le West End avant la seconde guerre mondiale. L'idée du titre, La Souricière, fut suggérée par le gendre de l'auteur, Anthony Hicks. C'est une allusion à Hamlet de Shakespeare ; La Souricière est le nom que le héros éponyme prête au spectacle représenté devant la cour, en réponse à une question du roi Claudius (Hamlet, III, 2). En réalité le nom de la pièce est Le Meurtre de Gonzague mais la réponse d'Hamlet est une métaphore, puisque cette représentation est le piège qu'il tend au roi dans l'espoir qu'il se trahisse et révèle sa culpabilité.

L'incroyable longévité de la pièce en a fait une attraction touristique majeure et en 1997, grâce au producteur Stephen Waley-Cohen, elle a contribué à la création d'une organisation d'aide scolaire qui permet aux jeunes de découvrir le théâtre à Londres.

Une pièce de Tom Stoppard, The Real Inspector Hound, reprend de façon parodique de nombreux éléments de La Souricière, notamment son dénouement inattendu, mais les producteurs se sont trouvés dans l'impossibilité de dénoncer le procédé sans révéler en même temps au public le dénouement de la pièce de Christie.

Une chaîne de télévision britannique a diffusé, en 2007, un documentaire télévisé de 60 minutes, Mousetrapped, centré autour de l'acteur Christopher Ellison se préparant pour une représentation spéciale de la pièce, la 22 601e, dans laquelle il jouait le rôle du major Metcalf et enrichis d'images d'archives.


Représentations théâtrales

La pièce fut créée sur la scène du théâtre royal de Nottingham le 6 octobre 1952. Elle fut ensuite donnée à Oxford (Royal Court Theatre), Manchester (Opéra), Liverpool (Royal Court Theatre), Newcastle (Theatre Royal), Leeds (Grand Theatre) et Birmingham (Alexandra Theatre) avant d'ouvrir à Londres le 25 novembre 1952 au New Ambassadors Theatre. Elle se joua sans interruption dans ce théâtre jusqu'au 23 mars 1974, date à laquelle elle fut transférée au St Martin's Theatre voisin, où elle fut jouée dès le lundi 25 mars suivant. Le 10 avril 2008 elle comptait un total inégalé de 23 074 représentations. Elle se joue toujours au St Martin's Theatre dans une mise en scène de David Turner.

La liste des acteurs qui ont créé la pièce à Londres inclut Richard Attenborough, dans le rôle du Sergent Trotter, et son épouse Sheila Sim, dans celui de Mollie Ralston. Depuis le départ à la retraite de Mysie Monte et David Raven, qui se sont distingués en jouant le rôle de Mrs Boyle et du major Metcalf pendant plus de onze ans, la troupe est renouvelée tous les ans, la transition se faisant à la fin du mois de novembre à l'époque de l'anniversaire de la création de la pièce, et ce à l'initiative de Sir Peter Saunders, le producteur historique de la pièce.

La pièce remporte un autre record en ayant gardé un membre de la troupe originale depuis la première. La voix de feu Deryck Guyler est toujours celle que l'on entend aujourd'hui annoncer les nouvelles à la radio.


« Ce n'est pas parce qu'un problème n'a pas été résolu qu'il est impossible à résoudre. »

Agatha Christie

Théâtre des Galeries asbl, 6, Galerie des Princes, 1000 bruxelles. Bureau: 02/513 39 60. Location: 02/512 04 07